Cette année, c’est décidé, j’arrête! - VivaSanté

Cette année, c’est décidé, j’arrête!

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Il n’est pas facile d’arrêter de fumer. Il s’agit de renoncer à une habitude quotidienne solidement installée et de changer de comportement. Pour écraser votre toute dernière cigarette, suivez nos conseils!

Il y a tellement longtemps que je fume, que cela ne sert plus à rien

Faux

Il n’est jamais trop tard pour arrêter, même si vous fumez beaucoup et depuis longtemps. En effet, le risque de développer une maladie grave s’atténue après l’arrêt, pour atteindre progressivement celui des non-fumeurs. Par ailleurs, l’arrêt, même tardif, apporte une meilleure qualité de vie mais également une grande satisfaction personnelle.

Je n’ai pas de volonté, je n’y arriverai jamais

Faux

Certaines personnes arrêtent de fumer du jour au lendemain, sans technique particulière. Néanmoins, les chances de succès sont plus importantes quand on prend le temps de s’y préparer. L’arrêt du tabac est un apprentissage. On doit se débarrasser de réflexes conditionnés et d’automatismes acquis pendant les années de tabagisme. Ce que vous croyez être un manque de volonté peut être un signe de dépendance à la nicotine mais également être lié à vos représentations et vos craintes face à l’arrêt qui vous paraissent insurmontables. Une aide et des conseils personnalisés peuvent vous aider. Demandez conseil à votre médecin ou à un tabacologue. Une thérapie cognito-comportementale pourra vous être proposée pour vous aider.

La dépendance au tabac s’arrête en quelques jours

Vrai et faux

La dépendance au tabac est due à la nicotine. Puissante, cette dépendance psychologique et somatique revêt également une dimension sociale (dépendance au geste de fumer) et s’accompagne d’une accoutumance. Elle est confirmée chez la plupart des fumeurs par l’apparition d’une sensation de manque en cas de privation (sevrage) ou lorsque les effets d’une dose commencent à diminuer: elle associe craving (envie impérieuse de fumer), tension nerveuse avec difficultés de concentration, troubles du sommeil et des conduites alimentaires (faim parfois impérieuse), irritabilité, angoisse voire dépression si l’impossibilité de consommer du tabac se prolonge, mais aussi constipation ou toux. La dépendance physique régresse très rapidement. La dépendance psychologique disparaît quant à elle en plusieurs semaines.

Un fumeur sur deux meurt à cause du tabac

Vrai

Le tabagisme perturbe avant tout la fonction cardiovasculaire: le risque coronarien et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs. A ce risque s’associent aussi les maladies de la fonction respiratoire: le risque est dominé par le développement d’un cancer des voies aériennes (pharynx, larynx, bronches) et/ou d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). La combustion du tabac, productrice de monoxyde de carbone (CO), limite l’oxygénation du cerveau et des muscles, d’où la survenue de céphalées, de vertiges et d’une réduction de la résistance à l’exercice. Le tabagisme est également un important facteur de risque de diabète de type II.

Par ailleurs, le tabac potentialise l’action d’autres toxiques comme l’alcool et contribue ainsi à favoriser le développement de cancers digestifs ou autres. Il favorise également le retard de croissance intra-utérin, la naissance prématurée, diverses complications périnatales. S’ajoutent à cela les risques subis par les enfants nés de mères fumeuses: asthme, obésité, troubles psychiques…

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