Le sexe a une odeur! - VivaSanté

Le sexe a une odeur!

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Agréable pour certains, bloquante pour d’autres… La plupart du temps, l’odeur de notre partenaire participe à sa séduction. Le pouvoir olfactif n’a pas de limites: il transcende les sens, réveille la mémoire, excite ou apaise les pensées… Si les fragrances jouent un rôle prépondérant dans les plaisirs de notre quotidien, elles peuvent tout aussi bien révulser, si tant est qu’elles soient mauvaises…

Du côté des femmes 
La flore vaginale est l’ensemble des microbes qui colonisent le vagin. Ils forment une sorte de microfilm qui tapisse la muqueuse et la protège des intrus. Cette flore joue un rôle protecteur, car elle est composée à 95% de bacilles de Doderlein, des bactéries «amies» qui stimulent l’immunité locale. Le vagin est normalement acide, avec un pH compris entre 4 et 4,5, ce qui crée un milieu défavorable au développement des bactéries pathogènes. Cet écosystème donne au vagin son odeur naturelle, qui n’a rien de désagréable. Il est important de perturber le moins possible l’état naturel du vagin.

L’hygiène intime, un geste quotidien pour l’intimité de la femme 
La toilette intime concerne la zone vulvaire et son environnement cutané proche. Le vagin, quant à lui, «s’autonettoie» naturellement. Les gynécologues recommandent d’utiliser un soin d’hygiène intime sans savon et sans antiseptique afin de respecter les lactobacilles situés au niveau vulvaire (avant l’entrée du vagin) explique le Docteur Jean-Marc Bohbot (Infectiologue, Institut Fournier). Dans le choix de votre soin intime, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien! En effet, ces produits sont conçus pour une toilette en douceur et apportent une sensation de confort après la toilette. Au quotidien, il est recommandé de ne pas excéder plus de 2 toilettes intimes par jour.

Et puis rappelez-vous les bons réflexes pour préserver l’hygiène intime: ne pas porter de vêtements trop serrés, veiller à sa lingerie, ne pas garder un maillot mouillé, changer régulièrement de protection pendant les règles sont de bonnes habitudes!

A ne pas faire 

  • Ne pas utiliser de déodorant intime.
  • Pas de douches internes, elles déstabilisent l’écosystème qui défend le vagin contre les infections.

N’oublions pas les MST! 
La vaginite à trichomonas est une infection qui n’est pas due, contrairement aux autres, à un déséquilibre de la flore vaginale, mais à une transmission sexuelle du parasite par un partenaire contaminé, en général à son insu (les hommes présentent très peu de signes en cas d’infection).
Elle provoque des pertes vaginales jaunâtres ou verdâtres, mousseuses et qui sentent mauvais. Elle entraîne également des démangeaisons et des sensations de brûlures et d’irritation de la vulve et du pourtour du col utérin.

Les hommes aussi 
Pour les hommes, une douche quotidienne s’impose. Beaucoup de femmes se plaignent que certains l’oublient… Sachez qu’a priori les odeurs «fortes» excitent davantage les hommes que les femmes, lesquelles n’apprécient que fort peu la sueur d’après match.
Soyez très vigilant pour l’entrejambe: les glandes sudoripares y sont très nombreuses au niveau des poils, qui se comportent comme de véritables pièges à odeurs. Les hommes non-circoncis ne doivent pas oublier de laver tous les jours la verge sous le prépuce afin d’éliminer le smegma. Cette sécrétion laiteuse facilite le coulissage de la peau et évite les échauffements mais, en l’absence d’hygiène régulière, elle devient vite très odorante. L’hygiène intime excessive commence aussi à faire des ravages chez les hommes: irritations chroniques, démangeaisons, fendillements, gerçures, points rouges (signes que les vaisseaux sous la peau sont congestionnés)… Et ce tout particulièrement chez les sportifs qui se douchent 2 ou 3 fois par jour et les nageurs qui cumulent eau chlorée et savonnages vigoureux. Prudence aussi avec les huiles de massage, très en vogue. Après leur utilisation, il est conseillé de se laver avec un savon doux pour l’enlever, sinon gare aux brûlures et aux allergies sur le pénis.

 

Extrait de l’article du n° 23 du magazine “Le Journal du Patient”
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