Ostéoporose: elle touche 1 femme sur 3 et 1 homme sur 5 - VivaSanté

Ostéoporose: elle touche 1 femme sur 3 et 1 homme sur 5

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L’ ostéoporose est une maladie qui touche principalement les femmes après la ménopause: elle touche environ une femme de plus de 50 ans sur trois et un homme de plus de cinquante ans sur cinq. L’incidence de tous les types de fractures augmente avec l’âge.

Vu l’accroissement de l’espérance de vie, les conséquences de l’ostéoporose ne vont cesser d’augmenter au cours des prochaines années. A l’échelle européenne, le nombre de personnes atteintes d’ ostéoporose devrait augmenter de 23% et le nombre annuel de fractures liées à l’ostéoporose de 28%.

L’ ostéoporose est définie comme une maladie systémique du squelette caractérisée par une masse osseuse basse et des altérations de la micro-architecture du tissu osseux, conduisant à une augmentation de la fragilité osseuse et du risque de fracture. La structure de l’os diminue de façon quantitative, mais aussi de façon qualitative.

Ces fractures, aussi appelées fractures de fragilité, surviennent classiquement à l’occasion d’un traumatisme mineur, tel qu’une chute de sa propre hauteur, ou même de manière spontanée.

L’objectif du traitement de l’ ostéoporose est de prévenir les fractures et la morbidité et mortalité qui y sont associées. Traitement pharmacologique et traitement non médicamenteux sont complémentaires pour une prise en charge globale, laquelle devrait en priorité identifier les facteurs de risque modifiables.

Traitement non médicamenteux de l’ ostéoporose

Même si l’ ostéoporose est installée, il est important de maintenir ou d’adopter des mesures d’hygiène de vie permettant de limiter la perte osseuse et de prévenir les fractures:

  • apports suffisants en calcium et en vitamine D;
  • activité physique adaptée à l’état de santé mais régulière;
  • arrêt du tabac;
  • limiter la consommation d’alcool;
  • chez le sujet âgé, des mesures doivent être prises pour éviter la survenue de chutes: amélioration de la vue, aménagement du domicile (enlever les tapis, les obstacles, avoir un bon éclairage), réduction voire suppression de la prise de certains médicaments (hypnotiques, sédatifs…), aides à la marche (cannes…), adapter la tenue vestimentaire (chaussures avec des semelles anti-dérapantes…).

Traitement médicamenteux

L’ensemble de ces traitements associés à des compléments de calcium et de vitamine D ont démontré leur efficacité dans la réduction du risque de fractures vertébrales. Certains d’entre eux sont également associés à une réduction significative du risque de fracture non vertébrales, et notamment celle de la hanche.

Les médicaments luttant contre l’ostéoporose peuvent être classés en trois groupes:

  • les inhibiteurs de la résorption osseuse: bisphosphonates, les inhibiteurs de RANK (receptor activator of nuclear factor kappa-B ligand) et les modulateurs sélectifs des récepteurs oestrogéniques (SERM). Ces médicaments suppriment – chacun via leur mécanisme d’action spécifique – l’activité des ostéoclastes, qui sont responsables de la destruction osseuse excessive;
  • les stimulateurs de la formation osseuse: téripramide (un fragment de l’hormone parathyroïdienne recombinante);
  • les médicaments qui inhibent la résorption osseuse et stimulent la formation osseuse: ranélate de strontium.

Dans le traitement de l’ostéoporose, la seule administration de calcium et de vitamine D ne suffit pas, mais elle est un élément essentiel du traitement de l’ostéoporose. En plus de son effet sur la densité minérale osseuse, la vitamine D réduirait le risque de chute.

Encourager la bonne observance du calcium et de la vitamine D

  • On rappellera aux patients le caractère silencieux de la maladie, l’impact physique et psychologique important des fractures ainsi que les circonstances d’apparition de l’ostéoporose.
  • On insistera sur la prévention de l’ostéoporose, en effet un apport optimal de calcium et de vitamine D prévient l’ostéoporose tout au long de la vie. On veillera tout particulièrement à ce que la femme prenne, dès l’âge de 50 ans, des apports de calcium et de vitamine D aux dosages de 1.200mg/jour pour le calcium et de 800UI/jour pour la vitamine D.
  • Lors de l’initialisation d’un traitement anti-ostéoporotique, les modalités de prise, particulièrement pour les biphosphonates et les suppléments de calcium/vitamine D doivent faire l’objet d’une attention particulière, de façon à garantir l’absence d’interactions et de survenue d’effets indésirables.

Pour rappel:

  • Du fait de leur faible biodisponibilité, les biphosphonates sont pris le matin à jeun, avec de l’eau non pétillante et pauvre en calcium. Attendre au moins 30 minutes avant de manger, de prendre une boisson ou un autre médicament.
  • Le calcium est pris de préférence pendant le repas et loin des biphosphonates.

Le problème de l’observance de la prise quotidienne de calcium et/ou vitamine D se pose très souvent, que ce soit en prévention ou en traitement, en association avec les médicaments anti-ostéoporotiques. Les spécialités associant calcium et vitamine D, pour autant que le dosage soit adapté et la galénique acceptée par le patient, favorisent l’observance.

Pour pouvoir évaluer l’observance thérapeutique et repérer les interactions possibles, il faut enregistrer chaque délivrance au nom du patient dans le dossier pharmaceutique.

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