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AVC, lorsque chaque minute compte!

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«Chaque année, en Belgique, l’AVC fait 19.000 victimes, dont un tiers garde des séquelles.»

L’AVC ou accident vasculaire cérébral est une urgence médicale qui se traduit par un arrêt de fonctionnement d’une partie du cerveau. La survie et l’étendue de ses séquelles dépendent de la rapidité du diagnostic et des soins. L’AVC impose une hospitalisation en urgence, de préférence dans un service spécialisé.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) comprend les AVC ischémiques que l’on rencontre dans 80% des cas, et les AVC hémorragiques. Les premiers, qui se caractérisent par l’absence d’arrivée de sang, et, partant, d’oxygène dans certaines régions cérébrales, résultent de l’obstruction d’un ou plusieurs vaisseaux. C’est la deuxième cause de décès chez les personnes de plus de 60 ans et la cinquième cause de décès chez les personnes âgées de 15 à 59 ans.

AVC: des symptômes à géométrie variable

Car si l’accident est brutal, les symptômes sont éloquents et devraient suffire à donner l’alerte sans attendre. Le cerveau fonctionne par modules, chacun contrôlant différentes fonctions: le langage, la vision, l’activité motrice… selon l’endroit dans le cerveau où le caillot s’est logé, les symptômes varient. Troubles soudains de la parole (difficulté d’élocution, bredouillements), faiblesse ou paralysie (même partielle) du visage, faiblesse subite d’un membre, perte d’équilibre et de la marche, des anomalies de la vue. Enfin, critère plus connu mais non systématique, un mal de tête très violent et inhabituel.

Facteurs de risque de l’AVC

Face aux risques d’AVC, les plus grands ennemis du cerveau sont, par ordre décroissant, l’hypertension, le tabac, le diabète, l’excès de cholestérol, le stress et les maladies cardiovasculaires telles que l’arythmie cardiaque, énumère le docteur Schalchian, chef de clinique adjoint au service de neurologie du CHR de la Citadelle, à Liège.

Et attention, les personnes ayant fait un AVC ont plus de risque d’en faire un autre. Il est très important de corriger tous les facteurs de risque et de prendre tous les jours le traitement prescrit par son médecin, comme par exemple un traitement anticoagulant dans le cas de la fibrillation auriculaire.

L’AVC est une urgence médicale!
–    Un côté du visage qui ne bouge plus.
–    Des difficultés à parler.
–    Une main, un bras, ou une jambe qui ne réagit plus.

Appelez VITE le 112!

Extrait de l’article paru dans le magazine Viva Santé 30.
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