Contrôler les centres de bronzage. Enfin! - VivaSanté

Contrôler les centres de bronzage. Enfin!

Kris Peeters, le ministre en charge de la Protection des consommateurs, passe à l’offensive: il veut sanctionner (plus sévèrement) les infractions constatées dans les «centres solaires». Les chiffres des derniers contrôles effectués montrent que 90% des centres de bronzage ne respectent pas les dispositions de l’arrêté royal du 20 juin 2002. 

Sur les 197 centres de bronzage contrôlés par l’inspection économique, seuls douze étaient en conformité avec l’arrêté royal. Et pour les autres, il s’agissait parfois d’infractions graves, comme le non-respect de l’interdiction de la fréquentation d’un centre de bronzage par les mineurs ou les personnes avec un type de peau 1, le dépassement de la norme de radiation ou encore le non-respect du temps minimal entre deux séances de bronzage.

A ce jour, il était difficile d’identifier tous les «centres solaires». Mais depuis le 6 janvier 2017, un nouvel arrêté royal, publié au Moniteur, rend obligatoire l’inscription à la BCE (banque carrefour) pour pouvoir exploiter un centre de bronzage.

Pourquoi se méfier de ce que la population appelle les «bancs solaires»? En raison du risque élevé de mélanome, tout simplement. Sous nos climats 4,6% des mélanomes sont dus aux cabines de bronzage.

Selon la dernière méta-analyse publiée, les adeptes des cabines de bronzage présentent un risque de développer un mélanome 20% supérieur par rapport aux personnes non exposées, et ce dès la première fois. Et le risque passe à 60% lorsque les séances ont débuté avant l’âge de 35 ans!

Et non, contrairement à ce que prétendent les lobbyistes de ces centres, le banc solaire ne prépare pas la peau à affronter le soleil.

Dr Jacques Ninane

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