Le diabète: une maladie sournoise - VivaSanté

Le diabète: une maladie sournoise

Le diabète de type 2 est une maladie qui évolue sans faire beaucoup de bruit pendant de longues années. Cinq ou dix ans peuvent s’écouler entre son apparition et son diagnostic. Cette période est appelée le prédiabète. Est-il possible d’éviter qu’un prédiabète ne se transforme en diabète?

Le pré-diabète: un signal d’alarme très discret

Ce que l’on appelle le «prédiabète» est une phase préliminaire du diabète durant laquelle la personne présente déjà des taux de glycémie (taux de sucre dans le sang) augmentés. Contrairement au diabète, cette situation est encore réversible, si une hygiène de vie plus saine est mise en place. Ce type de diabète est souvent diagnostiqué par hasard, à l’occasion d’une prise de sang, ou tardivement à l’apparition des premières complications. Comme on ne ressent aucune douleur, on ne réalise pas la gravité de cette maladie ni ses effets dévastateurs à long terme.

Le prédiabète est un état dans lequel le taux de sucre dans le sang est supérieur à la normale, mais pas suffisamment élevé pour qu’il puisse être considéré comme le diabète de type 2.

On peut donc être diabétique sans le savoir, et ce, depuis des années
Le diabète de type 2 peut être asymptomatique pendant de longues années: ses symptômes peuvent être légers, voire carrément absents pendant une longue période. Quelques signes précurseurs, s’ils sont plus marqués qu’en temps normal, doivent vous alerter et vous inciter à consulter votre médecin: envie fréquente d’uriner et soif excessive, perte de poids, fatigue, manque d’énergie, manque d’intérêt et de concentration, vomissements et douleurs stomacales (symptômes souvent confondus avec la grippe), picotements, engourdissements ou sensation d’insensibilité dans les mains ou les pieds, vision floue, infections fréquentes, mauvaise cicatrisation.

Sommes-nous tous à risques?
Le candidat idéal à un prédiabète vient de dépasser la cinquantaine, souffre d’embonpoint, mène une existence sédentaire, persiste à fumer et ne fait pas attention à son alimentation, trop riche en graisses et en sucres. Pour ne rien arranger, les pressions qu’il subit dans l’exercice de son métier génèrent, chez lui, un état de stress chronique. Cerise sur le gâteau, il ne s’alarme pas des résultats de ses examens sanguins, qui montrent une glycémie pas encore dans le rouge, mais régulièrement dans l’orange.

S’il ne modifie pas son hygiène de vie, il s’expose à basculer dans la maladie, et ce serait dommage car il n’aurait plus alors possibilité de faire marche arrière. Une fois que le diabète s’est déclaré, c’est pour la vie!

Le prédiabète doit également être envisagé chez une femme qui a un diabète gravidique (de grossesse ou gestationnel). Ou encore en présence d’autres pathologies souvent associées au diabète comme une hypertension artérielle, un taux de cholestérol ou de triglycérides élevé, des antécédents cardiovasculaires, ou une trop grande sédentarité.

Peut-on traiter le prédiabète?
Oui, et comme il est réversible, cela a tout son sens. Le traitement le plus efficace consiste dès lors en l’adoption d’un mode de vie plus sain permettant d’éviter que le prédiabète ne se développe en diabète. Ce qui revient à perdre du poids, s’alimenter de façon équilibrée et contrôlée et pratiquer de l’exercice physique de façon régulière. L’exercice, pas forcément synonyme de sport à effort, contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Marcher rapidement, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur…

L’équivalent d’au moins 30 minutes de marche rapide par jour permet de diminuer le risque de développer un diabète de type 2. En résumé, pour tenter d’inverser la tendance, il est conseillé d’adopter une bonne hygiène de vie et de surveiller régulièrement sa glycémie (prise de sang).
Et si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas, des études ont montré que certains médicaments sont très efficaces, comme la metformine qui améliore la sensibilité à l’insuline et permettra de freiner le passage du prédiabète au diabète.

Conseils alimentaires pour prévenir le diabète II
– Manger à des heures régulières et ne pas sauter de repas.
– Essayer de garder un poids stable, idéal (éviter les excès).
– Avoir une alimentation aussi variée et équilibrée que possible.
– Privilégier les fruits et légumes ainsi que les aliments riches en fibres.
– Privilégier les aliments contenant le moins de matières grasses afin de garder le cholestérol et les autres lipides sanguins aux niveaux cibles.
– Privilégier les aliments contenant le moins de sel possible (une alimentation trop riche en sel est un facteur pouvant entretenir une hypertension artérielle).

Des nutriments clés…
Dans le cadre de la prévention du diabète, il est important de ne pas multiplier les carences en certains minéraux et oligo-éléments, du fait de leur importance cruciale dans différentes réactions. Chrome, zinc, magnésium, soufre, manganèse, nickel, cobalt, vitamines B, vitamine D, oméga 3 sont des nutriments-clés de la bonne glycémie, en raison de leur action sur l’insuline, la tolérance au glucose, la glycémie.

Zoom sur le chrome
Dans les conditions normales, par l’action de différentes hormones (dont principalement l’insuline) et nutriments, l’organisme régule lui-même la glycémie. Une hygiène de vie correcte contribue en général à maintenir une glycémie normale. Mais, parfois, cet équilibre peut être bouleversé par différents facteurs: une alimentation riche en sucres raffinés et pauvre en aliments complets, l’obésité, une maladie… Le chrome est un oligo-élément qui aide l’organisme à maintenir un niveau de sucre sanguin normal. Les personnes souffrant d’une carence en chrome sont sujettes à l’intolérance au glucose, un trouble entraînant des taux très élevés de glycémie.

Des études ont montré que les taux glycémiques élevés descendent lorsque les personnes reçoivent un apport supplémentaire en chrome. En effet, cet oligo-élément renforce l’effet de l’insuline.
Dans le choix d’un complément de chrome, il est très important de choisir une forme que le corps peut absorber et utiliser de façon optimale. La levure enrichie en chrome organique a l’absorption idéale. Cette source de chrome a une biodisponibilité jusqu’à 10x meilleure que les autres sources inorganiques ou de synthèse.

Une prise de chrome sous forme de compléments nutritionnel va aider le corps à maintenir des taux de sucre normaux dans le sang.

La prise d’un complément nutritionnel avec du chrome ne peut remplacer le traitement mis en place par votre médecin.

Où trouver du chrome dans notre alimentation
– Les fruits de mer
– Les noix
– Les dattes séchées
– Les produits céréaliers complets
– Les tomates
– Les champignons
– Les brocolis

Quand prendre du chrome?
– Si votre glycémie est perturbée
– Si vous avez des envies prononcées de sucre
– Si votre alimentation ne contient pas assez de chrome, comme par exemple une consommation trop importante d’aliments raffinés.

Avez-vous un risque de développer un diabète?
1 personne diabétique sur deux en Belgique ignore qu’elle est atteinte. Et vous, êtes-vous à risque?

Faites le test: sur http://www.diabete-abd.be/risque.html

Pour mieux comprendre
L’insuline, sécrétée par le pancréas est une hormone qui favorise l’utilisation du glucose par les tissus. En cas de diabète de type 2, les tissus deviennent moins sensibles à cette hormone, qui ne peut plus remplir convenablement son rôle, à savoir favoriser la pénétration du glucose sanguin dans les cellules. Du coup, le pancréas réagit en produisant de plus grandes quantités d’insuline pour réduire le taux de glucose dans le sang (intolérance au glucose).

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