Faut-il se faire vacciner contre la grippe? - VivaSanté

Faut-il se faire vacciner contre la grippe?

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Si vous êtes âgé ou fragilisé par une maladie chronique, le vaccin saisonnier contre la grippe, disponible dès fin septembre, vous protégera contre des complications graves.


Chaque année, à l’automne, on en reparle à juste titre. Cette infection virale continue à faire de nombreuses victimes, en particulier parmi les personnes fragilisées, notamment les enfants en bas âge et les séniors.

Seule arme efficace: le vaccin, à renouveler tous les ans, car son contenu change chaque année pour s’adapter aux variations des souches virales.
Les premiers éléments de réponse, à discuter avec votre médecin traitant…

Des symptômes bien connus
La grippe est une maladie contagieuse; elle se transmet par voie aérienne d’individu à individu, par l’intermédiaire de gouttelettes émises en toussant ou en éternuant; mais aussi par contact avec les mains souillées ou avec des objets contaminés.

Les transports en commun, les collectivités scolaires, les structures de soin ou d’hébergement favorisent la propagation du virus.Maux de gorge, toux, forte fièvre, douleurs musculaires et articulaires, frissons, céphalées sont les symptômes les plus courants.

Le traitement associe repos, bonne hydratation, antipyrétiques (médicaments contre la fièvre comme le paracétamol ou l’ibuprofène), sédatifs contre la toux éventuelle et anti-viraux si nécessaire, ainsi que des mesures d’hygiène pour éviter la contamination de l’entourage.

La guérison se fait habituellement en une semaine, même si une fatigue peut persister au-delà. Les complications (avec hospitalisations) sont fréquentes chez les personnes fragiles et/ou âgées et sont parfois mortelles.
Les antibiotiques ne sont utiles qu’en cas de surinfection bactérienne.

Pourquoi se faire vacciner?
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 5 à 15% de la population est affectée lors des épidémies annuelles de grippe. D’une année à l’autre, on note des variations dans l’intensité de l’épidémie et sa durée, ainsi que dans la population touchée.

Bien que leur évaluation soit difficile, ces épidémies annuelles seraient responsables, selon les estimations, de trois à cinq millions de cas de maladie sévère et de 250.000 à 500.000 décès chaque année dans le monde. La plupart des décès associés à la grippe dans les pays industrialisés surviennent chez des personnes de plus de 65 ans.

L’efficacité de la vaccination est bien établie: elle permet d’échapper à la maladie avec une fréquence variable, ou au moins de réduire l’intensité de la grippe, ainsi que le coût financier que représente le traitement de ses complications.

Qui doit se faire vacciner?
Ce sont classiquement les personnes de plus de 65 ans et les personnes porteuses de maladies chroniques (diabète, asthme, broncho-pneumopathie, problème cardiaque, avec déficits immunitaires…) qui sont le plus sujettes aux complications de la grippe.

Quant aux personnes susceptibles de transmettre la grippe à des personnes à risque de complications, elles sont également visées par la vaccination: le personnel du secteur de la santé ainsi que les personnes vivant sous le même toit que les personnes à risque ou que des enfants de moins de six mois.

De plus, il est également conseillé de vacciner toutes les personnes de 50 à 64 ans compris. Le vaccin n’est en revanche pas efficace en-dessous de l’âge de six mois. La seule façon de protéger au maximum ces bébés est de vacciner les personnes de l’entourage.

Pourquoi est-il recommandé de se faire vacciner chaque année?
La quantité d’anticorps après la vaccination diminue au fil du temps. A un moment donné, il y a trop peu d’anticorps résiduels dans le sang pour offrir une protection adéquate. En outre, le virus de la grippe subit régulièrement de petites mutations génétiques.

La protection acquise lors d’infections antérieures ou par la vaccination de l’année précédente ne protège donc pas nécessairement contre de nouveaux virus de la grippe. Comme le virus mute, le vaccin doit être adapté chaque année aux types de virus les plus récents.

Effets indésirables limités
Douleur au point d’injection, fièvre modérée, maux de tête, fatigue passagère… les effets indésirables du vaccin restent minimes.

Le vaccin anti-grippe est-il efficace?

Le vaccin protège des complications les plus sévères et de la grippe elle-même en fonction du degré d’immunité que l’on va développer et en fonction de l’adéquation du vaccin par rapport aux souches qui circulent.

“L’intensité de la réponse au vaccin dépend de la réponse immunitaire du patient, que nous, médecin, ne pouvons contrôler”, insiste le Docteur Van Laethem. “Néanmoins, la manière dont le vaccin est administré peut engendrer des réponses immunitaires différentes.”

La question de l’efficacité des vaccins est complexe. La vaccination annuelle se justifie en raison de la modification des virus qui circulent d’une année sur l’autre. Néanmoins, la protection est loin d’être parfaite. L’efficacité en prévention des symptômes de grippe serait de 70 à 90% chez les jeunes, mais diminue chez les personnes âgées ou fragiles.

Quelle est la particularité de la personne âgée?
Avec l’âge, l’immunité s’affaiblit, et ce d’autant plus qu’elle est associée à des maladies chroniques. L’efficacité de la vaccination antigrippale dans la population âgée est de 50-60%, comparé à 70-90% chez les adultes plus jeunes (? 65 ans).

De manière à court-circuiter cette baisse d’immunité liée à l’âge, plusieurs techniques existent, dont l’injection dans le derme (et non pas dans le muscle), pour une meilleure réponse vaccinale.

L’injection du vaccin de la grippe en intra-dermique offre une meilleure réponse vaccinale.

La vaccination contre la grippe peut sauver la vie des personnes à risque, atténuer les symptômes et éviter les complications, éviter ou écourter les arrêts-maladie, réduire la transmission des virus aux proches dont les nourrissons et les personnes âgées.

“D’une manière plus générale, l’objectif de la vaccination antigrippale est double: d’une part, protéger les personnes fragiles (bénéfice individuel) et d’autre part, limiter la propagation du virus dans les populations à risque (bénéfice collectif). Pourtant, la couverture vaccinale reste encore très insuffisante”, explique le Dr Van Laethem.

Vous faites partie des personnes à risque? Vous avez dans votre entourage des jeunes enfants, des personnes âgées… et vous n’êtes pas encore vacciné? Rendez-vous chez votre médecin, car vaccination rime avec raison!

Le saviez-vous?
Le vaccin ne protège qu’après 10 à 15 jours.

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