Infarctus: «Une heure pour réagir» - VivaSanté

Infarctus: «Une heure pour réagir»

Transpiration abondante et crise d’angoisse: des symptômes méconnus!
C’est en tout cas ce que révèle une enquête réalisée récemment par la Ligue cardiologique parmi la population belge. Pour en parler, nous avons rencontré le Dr Freddy Van de Casseye, directeur général de la Ligue cardiologique belge: 
“Mon premier message à la population est le suivant: il faut réagir vite face à un infarctus. Les 90 premières minutes sont essentielles pour le muscle cardiaque. Notre enquête montre que les Belges essaient qu’il y ait le moins de temps possible qui s’écoule entre les symptômes et la prise en charge hospitalière. Au plus tôt le patient arrivera à l’hôpital, au plus ses chances de survie seront élevées.”

Dans cette enquête, la majorité des Belges reconnaissent deux symptômes typiques. “Ils ont identifié la douleur qui serre dans la poitrine (88%) et la douleur dans le bras gauche (78%) comme signaux d’alarme d’un infarctus du myocarde. Mais ils ne connaissent pas assez deux autres signaux importants de l’infarctus: la transpiration abondante et la crise d’angoisse”, note le Dr Freddy Van de Casseye.
Que faire en cas de crise?

Les Belges semblent bien informés quant aux mesures à prendre: “Ils sont 73% à indiquer qu’il faut appeler le 112 en premier lieu. Dans ce genre de situation, chaque minute compte et au plus tôt on peut traiter le patient, au plus il aura de chances de s’en sortir.”
Et après?

Dr Freddy Van de Casseye
“On n’insiste pas assez sur l’importance de suivre sérieusement son traitement après un infarctus. Un an après un infarctus, un tiers des Belges n’ont pas fait d’effort pour lutter contre leur obésité, leur cholestérol ou pour réduire leur consommation de cigarettes. Les patients éprouvent donc de grandes difficultés à changer de comportement à long terme. La famille ou le conjoint a un vrai rôle à jouer en la matière… sans pour autant être tyrannique. Il faut le faire avec discernement pour le bien du patient. Il doit en comprendre les enjeux pour sa santé en refaisant notamment du sport et en étant suivi par son médecin”, conclut le Dr Freddy Van de Casseye.
Infos:

Vincent Ureel
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