Les femmes belges, mal informées quant à la contraception orale d'urgence - VivaSanté

Les femmes belges, mal informées quant à la contraception orale d’urgence

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En Belgique, 19.578 interruptions volontaires de grossesse ont été rapportées en 2011. Cela correspond à 54 par jour. Pourquoi la gestion de la contraception semble-t-elle aussi complexe au quotidien?


«La plupart des femmes sous-estiment leur risque de grossesse dans notre pays», déclare le Pr Mireille Merckx, chef de Service Gynécologie à l’AZ Jan Portaels et membre du staff à l’UZ Gent. «Le système reproducteur, la contraception et la contraception d’urgence sont autant de sujets encore souvent mal connus. Chaque méthode préventive susceptible d’éviter un maximum de grossesses non désirées, et de fait un recours à l’IVG, doit être soutenue.»

Si les professionnels de la santé dans leur grande majorité reconnaissent le rôle essentiel que joue la contraception orale d’urgence au sein de l’arsenal contraceptif, elle est clairement méconnue auprès des femmes. Une enquête nationale réalisée à la demande de HRA Pharma montre qu’elles ne sont que 8% à savoir que la contraception orale d’urgence stoppe ou retarde l’ovulation et interrompt ainsi la fertilisation ; 1 femme sur 4 pense que la contraception orale d’urgence altère et expulse l’ovule ou l’embryon en provoquant les règles. Un avortement, en somme. Cet avis est même partagé par près de 1 jeune sur 3 âgée de 15 à 25 ans.

Ce problème d’information se traduit par des doutes quant à l’efficacité et la sécurité de la contraception orale d’urgence. Même les femmes qui y ont eu recours se posent des questions quant à d’éventuels risques de toxicité. De même, de nombreuses femmes pensent que toutes les pilules du lendemain présentent une efficacité similaire.

En matière de contraception d’urgence, c’est d’abord vers le pharmacien que se tournent les femmes (65%). Bien avant le médecin de famille (26%) ou le gynécologue (10%). 77% des 15-25 ans et 72% des 26-35 ans consultent un pharmacien pour se procurer une pilule du lendemain le plus rapidement possible. Pour 1 jeune sur 3 et 39% des 26-35 ans, le pharmacien est même la première source d’information. «Il incombe par conséquent au pharmacien d’informer sa patiente de l’existence de plusieurs types de contraceptions d’urgence», ajoute le Pr Mireille Merckx. «La délivrance d’une contraception d’urgence plus efficace est un droit fondamental de toute femme qui ne souhaite pas tomber enceinte. Le prix d’un produit ne fait pas le poids avec les frais liés à une grossesse non désirée pour la communauté.»

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