Les jeunes et l’alcool… Danger! (part 2) - VivaSanté

Les jeunes et l’alcool… Danger! (part 2)

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Bonjour les dégâts! La consommation excessive ponctuelle et festive n’expose pas aux mêmes dangers que la consommation régulière d’alcool. La perte de contrôle, les comportements violents et impulsifs peuvent se révéler dangereux pour les autres mais également pour soi.

Au-delà des accidents de la route ou de sport, le jeune éméché devient la victime idéale de rixes, de manipulations et de violences physiques, morales ou sexuelles.
Ces excès peuvent également sensibiliser sur le long terme le cerveau aux effets de l’alcool. Enfin, si aucune étude ne permet de dire que le binge-drinking répété entraînera une dépendance à l’alcool, il est en revanche certain que plus la consommation d’alcool est précoce, plus le risque de dépendance dix ans après est élevé.
Des effets néfastes sur le cerveau
L’enregistrement via un électroencéphalogramme de l’activité cérébrale a permis de montrer l’apparition de dysfonctionnements importants et, pour la première fois, un déficit cérébral spécifique pour ce mode de consommation en “binge drinking”.
“Chez les étudiants, cela a une résonance particulière car on les entend souvent dire qu’on peut avoir une consommation largement excessive toute l’année pour autant que l’on arrête quand on doit étudier ou passer l’examen… Or, ce que nous montrons à travers nos études, c’est qu’il continue d’y avoir des conséquences pour le cerveau, même quand ils ne boivent pas ou qu’ils n’ont plus bu depuis plusieurs semaines” explique encore Pierre Maurage.
L’importance de la prévention
La prévention et l’éducation sont plus que nécessaires en ce qui concerne la consommation d’alcool. Les producteurs d’alcool, conscients de la faiblesse des jeunes, développent des produits ainsi que des campagnes publicitaires spécifiques pour ce public jeune. Il est ainsi assez scandaleux qu’une marque de bière fasse campagne «les hommes savent pourquoi»; les boissons alcoolisées plus sucrées, plus fruitées, plus sexy, les alcopops, qui facilitent les comportements de consommation, sont développées spécifiquement pour ces publics jeunes. Par ces publicités, les alcooliers manipulent les jeunes, explique Raymond Gueibe, psychiatre et alcoologue.
Mais la loi devrait également jouer son rôle afin de réguler la disponibilité, la visibilité et la promotion des produits alcoolisés. Dès lors qu’il s’agit d’un produit toxique, pouvant aller jusqu’à engendrer une dépendance. C’est à nous aussi, les adultes, de nous interroger sur notre rapport à l’alcool et sur l’image que nous renvoyons à nos jeunes face à ce produit. Les adultes ne doivent pas se contenter d’être des porte-parole, ils doivent aussi être des exemples.
Besoin d’aide?
– www.alcooliquesanonymes.be Alcoolique anonyme: 02/511.40.30, lieu d’accueil et de parole pour la personne souffrant de dépendance alcoolique
– www.bupabu.be, une plateforme disponible 24h/24 sur laquelle les jeunes peuvent d’une part trouver des réponses à leurs questions et d’autre part donner leur avis ou témoigner de leur expérience avec l’alcool
le numéro vert 0800/99.460 géré par Infor-Drogues.
V.L.
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