Les jeunes et l’alcool… Danger! - VivaSanté

Les jeunes et l’alcool… Danger!

La consommation d’alcool en milieu étudiant est une réalité qu’il ne faut pas éluder et qui ne date pas d’hier. Mais ce qui est aujourd’hui très inquiétant, c’est l’augmentation du binge drinking: pour se donner des sensations, les jeunes boivent vite, très vite, en multipliant les “à-fond”.

Même quand le binge drinker ne sombre pas dans un coma éthylique, les risques pour la santé sont considérables, comme le montrent différentes études récentes.
Qu’importe le nombre pourvu qu’il y ait ivresse
Le ‘binge drinking’ est une hyper-alcoolisation rapide et massive. Il s’agit en effet de boire un maximum d’alcool en un minimum de temps. La pratique de la “cuite expresse” est bien connue de certains étudiants, au point de s’être généralisée ces dernières années, comme l’ont montré plusieurs études européennes.
La problématique de l’abus d’alcool parmi les étudiants est loin d’être un scoop… Reste qu’elle touche maintenant entre 30 et 40% de la population des 16 à 21 ans, lesquels ont pour habitude de consommer très rapidement, au minimum de 5 à 6 doses d’alcool, et ce de façon spécifique. Et l’université est un lieu où cette pratique serait encore plus fréquente…
Les filles aussi…
En moyenne, l’étudiant en première année de Bac adepte du ‘binge drinking’ consommerait jusqu’à 30-40 doses d’alcool par semaine, soit dix verres par soirée. Il s’agit de jeunes qui consomment excessivement deux à trois fois par semaine, explique Pierre Maurage, psychologue et chercheur à l’UCL et pour le FNRS.
Si le phénomène a toujours existé, du moins chez les étudiants, force est de constater un changement récent dans la systématisation de ces beuveries. “Le seul objectif de ces gens qui consomment exagérément est d’arriver à une ébriété le plus rapidement possible. Je pense qu’avant, il y avait l’idée de boire chez les étudiants, mais moins de boire pour être en état d’ébriété très rapidement.”
Un autre aspect, peut-être encore plus inquiétant, est la généralisation du ‘binge drinking’ à de nouvelles populations. Les filles étaient jusqu’à présent relativement épargnées par ce phénomène si l’on remonte aux années 80 et 90, et buvaient quand même nettement moins que les garçons. Aujourd’hui, cette tendance s’inverse. Et on l’observe également chez des sujets de plus en plus jeunes aussi, ce qui impose de sensibiliser les adolescents et pré-adolescents à l’alcool et à ses dangers. A cet âge-là, entre 12 et 15 ans, les conséquences cérébrales sont a priori encore plus néfastes et les effets du ‘binge drinking’ plus importants, souligne le chercheur de l’UCL. Un cerveau jeune est plus vulnérable à l’alcool et à l’ivresse qu’un cerveau adulte par le fait qu’il reste en phase de maturation jusqu’à l’âge de 20-25 ans.
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D’après un interview de Pierre Maurage, psychologue à l’UCL
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