Mes bouffées de chaleur, c’est du passé! - VivaSanté

Mes bouffées de chaleur, c’est du passé!

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«La ménopause, qui marque la fin des règles, est un phénomène complexe qui peut avoir des implications physiques (bouffées de chaleur, transpiration nocturne, vertiges, troubles urinaires, ostéoporose…) et psychologiques (anxiété, humeur dépressive, troubles du sommeil ou de la concentration…), qui peuvent perturber la qualité de vie d’une manière plus ou moins importante», explique la Société Belge de Ménopause sur son site (www.menopausesociety.be). Mais ces troubles ne sont pas inéluctables, comme en témoignent les vidéos placées sur leur site!

Présentez-vous l’un de ces symptômes?
– Bouffées de chaleur
– Sueurs nocturnes
– Troubles du sommeil
– Fatigue
– Modifications de l’humeur
– Troubles de la mémoire, difficultés de concentration
– Sécheresse vaginale, diminution de la libido
– Affinement des cheveux, ongles cassants, peau sèche et sensible
– Douleurs articulaires ou musculaires
– Accumulation de la graisse abdominale, prise de poids

Si vous vous sentez concernée, n’hésitez pas à en parler à votre médecin!
Il recherchera avec vous d’éventuelles solutions. Mais pour vous aider dans votre connaissance de la ménopause, le programme Women First des laboratoires Abbott mettent à votre disposition, auprès de votre médecin, un document dont le message est reproduit ci-dessous.

Qu’est-ce que la ménopause?
Auparavant, on n’accordait que peu d’importance à la ménopause, qui était considérée comme un avatar féminin du processus de vieillissement naturel. Avec l’allongement considérable de l’espérance de vie, la femme passe de nos jours en moyenne plus de 30 ans de sa vie en état de ménopause. Il est important de la considérer!

La ménopause est un processus physiologique naturel qui marque la fin de la période féconde, d’où l’arrêt définitif des règles. Elle est due à l’arrêt irréversible du fonctionnement des ovaires et de ses hormones (estrogènes et progestérone).

La ménopause naturelle survient le plus souvent aux alentours de 50 ans, mais c’est variable d’une femme à l’autre. Une femme est considérée comme étant ménopausée après au moins 12 mois d’arrêt des règles. Elle peut avoir des implications physiques et psychologiques importantes qui peuvent perturber la qualité de vie de la femme. Certaines implications peuvent être transitoires, d’autres plus durables.

Quels sont les symptômes de la ménopause?
– Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
Ce sont les symptômes les plus typiques, qui se traduisent par des «chauds et froids» avec une rougeur au niveau du cou et du visage. Elles font suite à la dilatation des vaisseaux sanguins à la surface de la peau. Elles surviennent volontiers de nuit, entraînant des réveils répétitifs.

– Troubles du sommeil et fatigue
Les troubles du sommeil sont liés aux sueurs nocturnes, mais aussi parfois à une certaine morosité, mélancolie et perte de confiance en soi. De tout cela découle une fatigue persistante.

– Modifications de l’humeur
Il est possible de ressentir des changements d’humeur parfois brutaux, avec de l’agressivité, de l’anxiété ou de l’irritabilité. Ces troubles peuvent être dus aux perturbations hormonales de la ménopause et sont bien sûr accentués par les insomnies.

– Difficulté de concentration, troubles de la mémoire

– Sécheresse vaginale et diminution de la libido
Quand les estrogènes baissent, le vagin est moins lubrifié et élastique, ce qui peut rendre les rapports douloureux. Le désir sexuel peut ainsi être diminué à cause de la douleur des rapports, mais aussi à cause des modifications de l’humeur, des insomnies et de la fatigue. La sècheresse vaginale rend aussi plus sensible aux infections vaginales et urinaires.

– Affinement des cheveux, ongles cassants, peau sèche et sensible
Suite à la disparition des estrogènes, la peau peut être plus sèche, les ongles deviennent plus cassants et les cheveux deviennent fins, ou tombent.

– Douleurs articulaires et musculaires
Ces douleurs sont aussi liées au manque d’estrogènes qui, avant la ménopause, exerçaient une fonction d’antidouleur naturel.

– Accumulation de la graisse abdominale et prise de poids
Avec la ménopause, les graisses au niveau de la taille vont s’accumuler et une prise de poids en découlera souvent.
La baisse des estrogènes influence également négativement le taux des lipides (graisses) sanguins. On observe fréquemment une augmentation du «mauvais» cholestérol (LDL-c), tandis que le «bon» cholestérol (HDL-c), lui, diminue.

Cela se soigne comment, docteur?
L’avis de la Société Belge de Ménopause

  • En pratique, quand instaurer un traitement de ménopause? Lorsque celui-ci est utile. Souvent, le début de la ménopause est accompagné de symptômes climatériques. Cette période est celle où l’aide apportée procure rapidement un bénéfice.
  • Quel traitement proposer? Il faut d’abord savoir que des modifications de posologie et de produits sont possibles, car l’objectif principal est toujours de soulager les symptômes. Selon la symptomatologie et la clinique, le médecin choisira parfois au début une préparation contenant estrogènes et progestatifs à très faibles doses chez les femmes qui ont toujours leur utérus (estrogènes seuls si la patiente est hystérectomisée).

    En cas de réponse insuffisante, les doses seront augmentées. A l’inverse, si le médecin a décidé de donner des préparations à plus fortes doses et que se présentent des effets indésirables (tels que mastodynie ou douleur aux seins, ou autres), il est toujours possible de réduire les doses.

  • Peut-on rétablir un traitement hormonal de substitution chez les femmes qui l’auraient interrompu? On peut réinstaurer un traitement hormonal de substitution après une interruption plus ou moins prolongée. Cependant, l’évaluation des bénéfices et des risques doit être renouvelée.
  • Quelle doit être la durée du traitement? Les recommandations ne sont pas formelles à ce sujet. Le maintien d’un traitement repose sur la balance bénéfices/risques individualisée.

Les 4 points-clés à retenir selon la Société Belge de la Ménopause
1. Un mode de vie sain est essentiel pour prévenir et traiter les maladies cardiovasculaires, les troubles métaboliques, le cancer du sein et l’ostéoporose.
2. La plus petite dose efficace d’hormonothérapie de substitution sera préférée pour le soulagement des symptômes climatériques de la ménopause et son efficacité devra être réexaminée régulièrement.
3. On choisira de préférence un progestatif ayant un profil métabolique neutre, la dydrogestérone ou 4. Et finalement, l’individualisation et la personnalisation de la thérapie hormonale de substitution sont les clés d’un traitement hormonal réussi. Le rapport bénéfices/risques étant toujours individuel, le traitement hormonal de substitution doit toujours faire l’objet d’une discussion avec votre médecin.

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