Nouveau coronavirus: faut-il craindre une épidémie? - VivaSanté

Nouveau coronavirus: faut-il craindre une épidémie?

Depuis la confirmation de deux cas d’infection liée au nouveau coronavirus (NCoV) 
– chez un patient de retour d’un voyage dans
les Émirats arabes unis et chez un sujet contact ayant partagé la chambre du malade –, la vigilance s’est accrue.

Pour les infectiologues et les épidémiologues, on est probablement face à un virus à transmission «plutôt faible», mais avec une virulence (capacité d’entraîner une pathologie grave),
«potentiellement forte». Malgré deux cas détectés plus tôt au Royaume-Uni, le risque pour la Belgique reste toujours faible. Les Autorités belges restent cependant vigilantes.
Qu’est-ce que le NCoV?
«NCoV» est le nom provisoire donné au nouveau coronavirus qui a contaminé deux personnes en France. Il a été détecté pour la première fois en juin 2012 chez un malade hospitalisé à Djedda, en Arabie saoudite. 
Même s’il est difficile de connaître son origine précise, les scientifiques pensent qu’il pourrait venir d’un coronavirus détecté chez des chauves-souris de Hong Kong, car ils sont très proches génétiquement.
Quels sont les symptômes?
Le NCoV altère les membranes qui tapissent les alvéoles pulmonaires, où se font les échanges respiratoires entre l’air et le sang. Cela provoque des essoufflements et des difficultés à respirer, qui peuvent évoluer vers une pneumonie. 
À cela s’ajoutent de la fièvre, avec une température supérieure ou égale à 38°C, de la toux et, dans les cas les plus sévères, des insuffisances rénales. Les personnes touchées par le virus mettent entre 24 heures et 10 jours pour développer les symptômes de la maladie.
Comment se transmet la maladie?
Alors qu’on pensait que le virus ne pouvait se transmettre que des animaux à l’homme, le directeur général adjoint de l’OMS, Keiji Fukuda, a annoncé dimanche lors d’une visite en Arabie saoudite que
«les différents foyers surveillés dans nombre de pays tendent de plus en plus à accréditer l’hypothèse qu’en cas de contact rapproché, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne.» 
Quels sont les traitements?
Il n’existe pour l’heure aucun vaccin ou traitement préventif contre le NCoV, seuls les symptômes de la maladie peuvent être pris en charge. 
On administre un traitement de support des défaillances viscérales, respiratoires et rénales. 
Et en Belgique?
Les patients infectés en Belgique sont des cas sporadiques et il n’y a pas de risque pour une propagation dans la population générale.
Le retour d’un voyageur ayant séjourné dans la péninsule arabique et ayant été infecté par le virus constitue le risque principal, qui ne peut en effet jamais être totalement écarté. En Belgique, le Centre de Référence «Pathogènes respiratoires» et l’Institut scientifique de Santé Publique (WIV-ISP) surveillent le problème de près. 
«Nous disposons des tests nécessaires pour dépister ce virus. Nous sommes donc prêts à détecter rapidement un éventuel cas suspect chez l’homme», explique Isabelle Thomas, virologue au Centre de Référence Influenza de l’Institut scientifique de Santé Publique. 

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