Pilule contraceptive: que faire? - VivaSanté

Pilule contraceptive: que faire?

Impossible de ne pas avoir entendu parler des remous médiatiques liés à la survenue de quelques incidents thrombo-emboliques (1) ayant touché quelques femmes qui prenaient certaines pilules contraceptives  en France.

Et vous vous demandez peut-être “si je prends une pilule dite de 3e ou 4e génération, que dois-je faire?”…

Surtout, ne pas l’arrêter sur un coup de tête!
Et si vous êtes inquiète, la meilleure chose est d’appeler votre médecin pour en discuter avec lui. Car l’arrêt intempestif de toute pilule, quelle que soit sa génération, provoque à sa reprise une augmentation du risque, celui-ci étant le plus élevé durant les premiers mois, dès le début de la prise.

Présentant un risque de thrombose veineuse deux fois supérieur à celui des anciennes pilules – mais néanmoins largement inférieur au risque de thrombose associé à une grossesse -, les pilules de 3e et 4e génération alimentent le débat.

Alors qu’en France, la ministre de la santé a décidé d’un dispositif visant à limiter leur prescription, l’Agence européenne du médicament (EMA) faisait savoir qu’il n’y avait aucune raison d’arrêter la prise de cette contraception. “Il n’y a actuellement aucune preuve suggérant un changement dans le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées actuellement”, estime l’EMA. “Ces contraceptifs sont surveillés de manière constante et régulière”.

En Belgique, les modalités de remboursement ne seront donc pas modifiées, a indiqué la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, estimant que “ces pilules ne sont pas à interdire mais à utiliser avec précaution quelle que soit leur composition, et à condition de respecter les contre-indications et les précautions d’emploi.”

La contraception existe depuis plus de 50 ans. Les risques cardiovasculaires et thrombo-emboliques (1) sur lesquels on met actuellement l’accent sont non seulement connus de votre médecin depuis bien longtemps, mais sont aussi largement documentés sur le plan scientifique. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les contraceptifs restent tous soumis à la prescription médicale!

Cette polémique médiatique est l’occasion de rappeler que la prescription d’une pilule ne se fait jamais à la légère. La pilule est un médicament! Les femmes doivent donc pouvoir bénéficier, sur les conseils de leur médecin, d’une contraception adaptée à leurs besoins et à leur état de santé.

Il existe des recommandations de prescription et d’utilisation qu’il convient de respecter. Lors de toute prescription de contraception, le médecin prend en compte les éventuels facteurs de risque et les contre-indications afin de choisir le contraceptif le mieux adapté à chaque femme.

Par ailleurs, l’éventail de contraceptifs aujourd’hui disponibles, notamment en terme d’associations estroprogestatives, permet de trouver celui qui correspond le mieux au profil hormonal précis de chaque femme, mais aussi qui sera le mieux toléré, et le plus facile dans sa prise.

Un seul conseil… N’arrêtez pas votre pilule sans avis médical, et souvenez-vous qu’en matière de contraception, l’association tabac et pilule est une vraie bombe à retardement… 
et ce danger là et ses conséquences sont connus depuis plus de 50 ans! 
(1) une thrombo-embolie consiste en un phénomène de formation d’une thrombose (c-à-d d’un caillot de sang qui se forme dans un vaisseau sanguin), le terme ‘embolie’ signifiant quant à lui qu’une partie ou la totalité de ce caillot se détache et va se ‘coincer’ dans un autre vaisseau, un peu plus loin.
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