Prévention de la démence: la preuve par neuf - VivaSanté

Prévention de la démence: la preuve par neuf

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Selon les rapporteurs de la Lancet Commission sur la prévention et les soins relatifs à la démence, la prise en charge de neuf facteurs de risque modifiables pourrait prévenir un tiers des cas de démence.

Les grandes lignes de ce rapport sur la démence ont été discutées lors d’une session dédiée de  l’Alzheimer’s Association International Conference 2017.

Au total, neuf facteurs pouvant être ciblés aux différents stades de la vie ont été identifiés et leur correction pourrait globalement permettre de réduire le risque de développer une démence d’environ un tiers.

Ainsi, le fait d’accroître le niveau d’éducation en début de vie et, en milieu de vie, le combat contre l’hypertension et l’obésité et la compensation de toute perte d’acuité auditive permettraient de réduire le risque de quelque 20%.

Plus tardivement dans l’avancée en âge, l’arrêt du tabagisme, le traitement de la dépression, l’augmentation des activités physiques, le renforcement des interactions sociales et la prise en charge du diabète pourraient encore réduire l’incidence de démence de 15%.

A titre indicatif la majoration du risque conféré par le fait d’être porteur de l’allèle ?4 de l’ApoE (facteur de risque génétique dûment identifié) est de l’ordre de 7%.
Comme l’a souligné Lon Schneider, l’un des membres de la commission, une grande attention a toujours été accordée au développement de médicaments visant à prévenir les démences, notamment la maladie d’Alzheimer, ce qui a relégué au second plan les avancées apportées par la prévention. La réduction des facteurs identifiés a un effet sur le risque de démence dont l’ampleur potentielle dépasse de beaucoup ce que nous pouvons espérer des médicaments actuels ou en développement.

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