Quand le cœur s’emballe... - VivaSanté

Quand le cœur s’emballe…

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La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus répandu. Un adulte sur 4 de plus de 40 ans risque de présenter un jour une fibrillation auriculaire. Facilement dépistée, la fibrillation auriculaire doit être surveillée et traitée pour éviter des complications qui peuvent parfois être graves.
Quels sont les symptômes de la fibrillation auriculaire? 
 
La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque au cours duquel le cœur s’emballe et se met à battre de manière totalement irrégulière. Elle augmente le risque de défaillance cardiaque ainsi que de formation de caillots de sang pouvant, à leur tour, provoquer une thrombose ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Dans environ 30% des cas, la FA peut être asymptomatique. Chez d’autres personnes, cette arythmie peut se manifester sous forme de palpitations et d’essoufflement au repos ou à l’effort, mais aussi par des étourdissements, voire des évanouissements, des vertiges et un état de fatigue inhabituelle, ainsi que des douleurs dans la poitrine.
Comment se faire dépister?
 
Chez 1 personne sur 3, la fibrillation auriculaire ne donne malheureusement aucun symptôme et risque donc parfois d’être détectée trop tard.
La mesure de l’activité cardiaque électrique à l’aide d’un enregistrement cardiaque ou un électrocardiogramme (ECG) constitue l’examen le plus efficace, mais il ne s’agit que d’un enregistrement instantané. Parce que la fibrillation auriculaire ne se manifeste parfois que de façon intermittente, il est utile d’apprendre à évaluer soi-même son rythme cardiaque en prenant son pouls au niveau du poignet.
En cas de doute, le meilleur réflexe est d’en parler à son médecin.
 
Quels sont les traitements?
Certaines formes de fibrillation auriculaire nécessitent la mise en place d’un traitement. Plusieurs médicaments peuvent être prescrits par le médecin: des anti-arythmiques, qui permettent de rétablir la contraction des différentes parties du muscle cardiaque, ou des anticoagulants, pour s’opposer à la formation de caillots sanguins.
Chez les patients qui sont symptomatiques, c’est-à-dire qui ressentent leur arythmie, et qui ne répondent pas au traitement médicamenteux, un geste interventionnel peut leur être proposé. Il s’agit de détruire («ablation») les foyers électriques à l’origine de l’arythmie. Plus invasive, cette approche s’avère très performante chez certains patients.
Concrètement, l’ablation consiste à introduire un cathéter via l’aine afin de «brûler» certaines zones spécifiques de l’oreillette gauche et de s’assurer de l’arrêt de la transmission des impulsions électriques anormales, responsables de la FA.
N. Evrard

 

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