Les seniors préparent peu leur pension - VivaSanté

Les seniors préparent peu leur pension

Les Belges âgés de 60 ans ou plus préparent peu leur pension et leur vieillesse de manière générale, ressort-il d’une étude commandée par la Fondation Roi Baudouin sur les choix de vie des “60+” et présentée lundi 25 septembre. Seuls 26% des seniors interrogés ont déjà pris des initiatives concrètes pour préparer leurs vieux jours tandis que 37% ne s’y préparent pas.

L’objectif de ce nouveau baromètre de la fondation, réalisé par le bureau Indiville, est de “capter la vision de la vieillesse, les attentes et les préoccupations” des Belges âgés de 60 à 85 ans, qui ne sont pas dépendants dans leur vie quotidienne. Or, plus d’un tiers des seniors interrogés ne pensent pas à préparer leur vieillesse. Seuls 26% ont déjà pris des initiatives concrètes pour leurs vieux jours, 11% en ont déjà parlé et 29% y ont pensé mais sans plus.

Il ressort également de l’étude que les seniors qui courent un risque élevé de présenter des problèmes de santé et ceux qui connaissent quelqu’un qui a besoin d’aide se préparent davantage. Les personnes isolées socialement et qui éprouvent un sentiment de solitude se préparent elles moins fréquemment que celles qui disposent d’un réseau social.

Par ailleurs, 13% des répondants ne savent pas comment se préparer à leur pension et leurs vieux jours. Six pour cent pensent qu’il est difficile de se préparer et qu’il faut prendre la vie comme elle vient. Pour les autres, 32% considèrent qu’il faut avant tout veiller à s’en tirer financièrement, 9% qu’il faut maintenir un style de vie actif et 9% qu’il faut veiller à avoir un logement adapté.

De manière générale, les répondants ont une image plutôt positive de la vieillesse: 68% l’appréhendent positivement à très positivement tandis que 32% la considèrent négative à très négative. Les personnes présentant un risque de santé élevé et celles isolées socialement ont une vision plus négative de la vieillesse que les autres.

Pour la majorité des seniors, la vie après la vie professionnelle active signifie un ralentissement de rythme, la possibilité de se relaxer et une période où l’on a plus de temps pour soi. Des éléments plutôt positifs. La crainte d’une perte de revenus préoccupe toutefois une large partie des 60+ (45%). Le déclin (24%), la perte de son autonomie (14%) ou la solitude (10%) inquiètent moins les répondants.

“Trois facteurs influencent la vulnérabilité des seniors”, explique Bénédicte Gombault de la Fondation, soit “les problèmes de santé, l’absence ou le manque de préparation et l’isolement social”. Dix pour cent des personnes âgées courent un risque accru de problèmes en cas de dépendance. Les personnes les plus à risque sont celles qui sont peu qualifiées, qui ont eu une carrière d’ouvrier ou n’ont pas eu d’activité professionnelle, les personnes seules, celles vivant en appartement, les locataires et ceux qui ne participent pas activement à la vie associative, signale la fondation.

Le bureau Indiville a interrogé 2.122 Belges âgés de 60 à 85 ans, qui ne sont pas dépendants, en ligne et par téléphone, entre fin mai et début juillet 2017. La marge d’erreur atteint 2,13%.

“Il y a un peu plus de deux millions de personnes âgées de 60 ans ou plus en Belgique et ce groupe augmente. Pour préparer leur avenir, il est important – pour les mondes politique, économique et social – de connaître leurs souhaits et attentes”, souligne Gerrit Rauws, directeur de la Fondation Roi Baudouin. C’est pourquoi la fondation souhaite réaliser ce baromètre tous les trois ans et constater ainsi les évolutions des attentes et besoins de cette génération.

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