Six repas par jour, c'est mieux que trois? - VivaSanté

Six repas par jour, c’est mieux que trois?

Six repas par jour, c’est mieux que trois pour le contrôle de la glycémie chez les personnes obèses souffrant d’intolérance au glucose (prédiabète) ou de diabète de type 2, suggèrent de nouvelles recherches.

L’impact de la fréquence des repas sur le métabolisme du glucose demeurait à ce jour inconnu. C’est ce qui a motivé Emilia Papakonstantinou (Athènes) a réaliser cette étude comparant les effets de manger trois ou six repas par jour sur le métabolisme du glucose et la satiété (tout en maintenant un apport calorique total constant).

Ce travail a porté sur 47 sujets obèses répartis en 3 groupes, soit 2 groupes de sujets prédiabétiques et un groupe de sujets présentant un DT2 avéré. Ils ont ensuite reçu un régime spécialement conçu pour maintenir leur poids pendant les 24 semaines de l’étude, celui-ci était consommé en trois ou six repas pendant 12 semaines avant d’être échangé.

Des échantillons de sang ont été prélevés au début et à la fin de chaque intervention pour mesurer les glycémie et insulinémie, ainsi que divers autres marqueurs de santé. Les sujets ont également été interrogés sur leur faim subjective, leur satiété et leur désir de manger.

Le poids corporel est demeuré stable tout au long de l’étude chez l’ensemble les participants. Une diminution de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie après test oral de tolérance au glucose a cependant été constatée chez les participants qui avaient suivi le plan des six repas. De même, dans le groupe de sujets prédiabétiques, le plan de six repas a diminué l’apparition de taux anormalement élevés d’insuline chez les plus sévèrement atteints et a retardé le pic de glycémie lors du test de tolérance glucidique.

Les trois groupes ont déclaré que les niveaux de faim et le désir de manger ont diminué de façon significative après avoir suivi le plan des six repas comparativement à ceux qui prenaient trois repas par jour.

Selon les auteurs, «ces résultats suggèrent qu’une fréquence accrue de repas, consommés à des heures régulières, peut être un outil utile pour les médecins traitant des sujets obèses et diabétiques ou prédiabétiques, en particulier ceux qui rechignent à suivre un régime alimentaire ou chez lesquels celui-ci s’avère infructueux

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