Sportifs amateurs et dopage: tous concernés - VivaSanté

Sportifs amateurs et dopage: tous concernés

Selon l’Agence mondiale antidopage, le dopage est défini comme le recours, que ce soit par une substance ou une méthode,

à un trucage potentiellement dangereux pour la santé des athlètes et/ou susceptible d’accroître leurs performances.

Suivez les conseils du Docteur Jean-Pierre Castiaux, pour ne pas contourner les règles antidopage.

Votre médecin connaît les produits dopants
Pour un sportif amateur, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans tous ces médicaments et toutes ces substances. Le Dr Jean-Pierre Castiaux, médecin du sport et médecin-contrôleur de la cellule anti-dopage donne quelques conseils:

«Le patient doit avant tout dire à son médecin ce qu’il fait comme sport. Son médecin généraliste pourra alors choisir le médicament adapté afin que le patient ne présente aucun risque de dopage. Il fera attention aux gouttes pour le nez ou aux sirops pour la toux qu’il prescrira.»

La prudence concerne par exemple aussi les produits qui contiennent de la codéine: ceux-ci ne sont pas interdits en tant que tels, mais ils peuvent entraîner des résultats positifs pour la morphine.

De plus en plus de médecins généralistes disposent de cette longue liste au sein de leur cabinet. Car il est imposible de tout retenir et de connaître toutes les interactions possibles!

Footballeurs ou tennismen amateurs, ils sont encore nombreux à ne pas faire attention aux médicaments qu’ils prennent avant une compétition ou pendant leur entraînement.
“Pourtant, nos contrôles peuvent toucher tous les sportifs. Dans 70% des cas, il s’agit d’athlètes faisant un sport national et dans les 30% restants, ce sont des sportifs amateurs. On constate souvent des cas positifs dans des sports comme le mini-foot, l’escrime ou la balle pelote. Cela concerne donc tous les types de sport. Nous effectuons principalement des contrôles d’urine. C’est le meilleur rapport qualité-prix et cela ne coûte pas trop cher à analyser en laboratoire. En effet, des contrôles de cheveux, de salive ou de sang coûtent plus cher”, précise le Dr Castiaux.

Aujourd’hui, les substances les plus souvent trouvées par les médecins lors des contrôles sont les suivantes: stimulants, narcotiques, cannabis, stéroïdes anabolisants, glucocorticoïdes, hormones, bêta-bloquants, diurétiques…

Des sports et des substances connues

Narcotiques, cannabis ou drogues synthétiques sont évidemment interdits, mais, même si on le sait moins, l’alcool aussi est proscrit!

L’alcool (éthanol) est interdit en compétition seulement dans les sports suivants: aéronautique, automobile, karaté, motocyclisme, motonautique, bowling et tir à l’arc. La détection sera effectuée par éthylométrie et/ou analyse sanguine.

Le seuil de violation (valeurs hématologiques) est 0,10g/l.
Une autre particularité existe pour les béta-bloquants.

A moins d’indication contraire, ces derniers sont interdits seulement dans les sports suivants: aéronautique, automobile, billard et snooker, bobsleigh et skeleton, pétanque, bridge, curling, fléchettes, golf, lutte, motocyclisme, motonautique, pentathlon moderne pour les épreuves comprenant du tir, bowling, ski pour le saut à skis, le freestyle, le snowboard, tir, tir à l’arc.

Plus d’info : www.dopage.be 

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