Stop à la clope! - VivaSanté

Stop à la clope!

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A fumer, à chiquer, à priser; cigarette, pipe, bidi, le tabac tue…
Allégé, parfumé, mentholé, à faible teneur en goudrons… Ce ne sont que des déguisements.
Conseils et astuces pour écraser votre dernière cigarette!


Plus d’un belge sur quatre fume

Vrai
Selon une enquête récente du Crioc, un belge sur 4 fume, et 20% des belges déclarent fumer tous les jours. Le nombre de fumeurs réguliers a augmenté de 3% par rapport à 2010. Le nombre de cigarettes fumées est par contre moins important.

Fumer moins de 5 cigarettes par jour est sans danger pour la santé
Faux
Fumer, même en quantité peu importante, n’empêche pas l’apparition de maladies (voir encadré). Seule l’absence totale de tabac permet d’en réduire le risque.

La cigarette: quels risques pour votre santé?
1. Les risques immédiats: altération du goût, de l’odorat et de l’haleine, accélération du rythme cardiaque, teint terne, coloration des dents, sautes d’humeur, irritabilité…

2. Les troubles à moyen terme: le fumeur régulier joue avec ses artères. Celles-ci se durcissent, des caillots de sang peuvent se former. La tension artérielle tend à augmenter. L’appareil respiratoire est lui aussi en première ligne: bronchites chroniques, aggravation de l’asthme.

3. Les maladies à long terme: les maladies cardiovasculaires sont favorisées dès l’âge de 35 ans. Un fumeur a 2 fois plus de risque d’être victime d’un infarctus du myocarde. D’autres accidents vasculaires cérébraux, anévrismes ou arthrites des membres inférieurs peuvent aussi arriver et entraîner des lésions parfois irréversibles. On estime qu’environ un cancer sur trois est lié au tabac. Le cancer du poumon (dans 90% des cas) mais aussi le cancer de la vessie, de l’œsophage, du côlon, de l’ovaire…

Si vous avez du mal à arrêter de fumer, demandez à votre médecin ou à un tabacologue une solution adaptée.

Les femmes prennent plus de risques en fumant
Vrai
Pour des raisons anatomiques et hormonales, le beau sexe serait plus sensible à la toxicité de la cigarette. Ainsi par exemple, à tabagisme égal, les symptômes bien connus des fumeurs, comme la toux, l’essoufflement ou la respiration sifflante sont plus fréquents parmi les femmes. Pour un même nombre d’années à fumer, les fumeuses sont également plus souvent asthmatiques que les fumeurs.

Le tabagisme recule chez les jeunes
Vrai
Les adolescents fument moins qu’avant. Pour autant, un autre phénomène semble aujourd’hui en augmentation chez eux: l’alcoolisation.

Bientôt la fin des cigarettes au menthol
Vrai
Le lobby des cigarettiers n’y a rien fait: les États européens ont décidé de nouvelles mesures pour limiter l’usage du tabac. Parmi celles-ci, l’interdiction des arômes forts dans les cigarettes, de type menthol, ainsi que l’obligation d’afficher des avertissements imagés sur 65% de la surface des paquets sont certainement les plus symboliques et peut-être les plus à même de produire des résultats.

Le menthol, additif présent dans presque toutes les cigarettes et surtout dans les cigarettes dites au menthol, entraînerait une dépendance plus forte, en plus de rendre les cigarettes plus attrayantes pour les jeunes fumeurs. De plus en plus de jeunes commencent à fumer ce genre de cigarettes ‘fun’ dès l’âge de 10 ans et 28% des filles de 14 à 24 ans fument des cigarettes au menthol.

Ces cigarettes parfumées sont une porte d’entrée à la consommation de cigarettes. De même, il est désormais interdit aux fabricants de qualifier leurs cigarettes de «légères», car elles sont aussi dangereuses que les autres pour la santé. Certes, elles contiennent moins d’agents toxiques, mais elles favorisent une consommation accrue.

Le narguilé est moins nocif
Faux
Quelle que soit la façon dont on fume le tabac, il délivre toujours des substances dangereuses favorisant certaines maladies graves. Consommé en cigarette ou sous toutes ses autres formes, le tabac provoque les mêmes effets nocifs pour la santé. Cela concerne aussi le tabac en narguilé ou chicha, en cigarette en papier à rouler, en association avec du cannabis, en pipe, en «bidis» (cigarettes végétales), en cigares…

Arrêter brutalement est la meilleure solution
Faux
Alors qu’on a longtemps pensé que seul l’arrêt total du tabac menait à la réussite, on sait aujourd’hui qu’un sevrage progressif est possible. En fonction de chacun, on pourra choisir la méthode la plus adaptée. C’est souvent très anxiogène pour un fumeur d’arrêter brutalement et ce stress peut être synonyme d’échec. Quelle que soit la méthode choisie, la personne qui décide d’arrêter de fumer doit devenir l’acteur principal de son sevrage tout en se faisant aider par son médecin ou un tabacologue. Ensemble, ils décideront de la méthode la plus adaptée à mettre en place.

Les substituts nicotiniques sont aussi dangereux que les cigarettes, car ils contiennent de la nicotine
Faux
La combustion d’une cigarette dégage plus de 4.000 composés, dont 9 carcinogènes, essentiellement des métaux lourds contenus dans ce qu’on appelle les goudrons. Ce n’est pas la nicotine qui est responsable de la toxicité de la cigarette, mais bien les autres composés de la fumée de cigarette qui sont dangereux pour la santé.

Les substituts nicotiniques en vente en pharmacie permettent une diffusion lente et régulière de nicotine, contrairement au shoot observé avec le tabac. Ce mode d’action permet de réduire progressivement les besoins en nicotine tout en évitant les symptômes de manque.

Les substituts nicotiniques ne peuvent pas être utilisés chez la femme enceinte
Faux
Les substituts nicotiniques peuvent être utilisés chez les femmes enceintes ou chez les personnes ayant des antécédents cardiovasculaires. Ils sont réservés à l’adulte de plus de 15 ans (18 ans pour certaines spécialités).

On peut associer plusieurs substituts nicotiniques différents à la fois
Vrai
Les substituts nicotiniques se présentent sous différentes formes (patch, gomme à mâcher, comprimé sublingual, inhalateur), d’efficacité similaire. Les associations entre formes peuvent être envisagées, chez les fumeurs les plus dépendants notamment (par exemple patch combiné à une forme orale pour limiter au maximum les envies de fumer). Un suivi régulier par votre médecin généraliste ou un tabacologue permettra d’adapter la posologie et d’éviter une situation de sous-dosage ou de surdosage (palpitations, diarrhées, impression d’avoir trop fumé).

C’est Net
www.fares.be
www.tabacologue.be: pour trouver un tabacologue près de chez vous

Sur le fil
Ligne d’info et d’aide pour les fumeurs: Tabac Stop: 0800/11.100

Et la cigarette électronique, la fausse bonne idée?
Oui, en l’état actuel
Appelée aussi e-cigarette, elle est constituée d’un tube qui contient un liquide avec un humectant, des arômes et de la nicotine. Elle semble aider certains fumeurs mais les médecins et tabacologues ne la conseillent en aucun cas. Ces appareils électroniques sont aujourd’hui mis sur le marché sans contrôle spécifique par les pouvoirs publics. Ils ne répondent pas aux exigences du secteur pharmaceutique en matière de qualité, sécurité et efficacité. La plupart de ces produits sont vendus sur des sites web illégaux et proviennent de différentes parties du monde. La qualité des produits est très diverse et les consignes de sécurité requises font défaut.

Quels médicaments pour arrêter de fumer?
– Les médicaments (bupropion, varénicline): sur prescription médicale, ils réduisent l’envie de fumer et réduisent les symptômes de manque. Il est important de respecter le schéma de prise prescrit par votre médecin.
– Les substituts nicotiniques constituent une aide précieuse dans le cadre d’un sevrage tabagique. La réussite du sevrage par les substituts nicotiniques sera déterminée par un dosage suffisant en nicotine ainsi que par un traitement suffisamment long et progressivement dégressif. Demandez conseil à votre médecin généraliste.

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